Esthétique et chantier.
Mettons en relation le beau et le confus, l’espace fini et l’espace processus. A priori ces deux notions n’expriment pas une complémentarité évidente. Cependant, travailler par opposition est fertile. Du contraste entre deux idées peuvent naître de nouvelles hypothèses de projet. Existe-t-il alors une esthétique du chantier ? Quelle harmonie pour le lieu d’un apparent désordre ? Qu’y a-t-il de plus quand les opposés s’attirent ?
La production contemporaine des architectes nourrit cet univers composite qui brise les codes d’un monde où le chantier n’est qu’un lieu de réalisation.
Esthétique en chantier.
Faisons l’hypothèse de l’apparition d’une pratique émergente, d’une écriture cultivée de l’architecture dont la pensée disciplinaire serait liée au chantier. Elle exprime et donne à voir le processus et donc le caractère non fini de l’ouvrage.
Cette hypothèse offre l’opportunité d’explorer un nouvel univers architectural, une culture assumant de montrer ce qui n’était pas destiné à l’être. Par mécanisme culturel, cette pratique devient une nouvelle esthétique.
Avec Arnaud Delziani et Loïc Parmentier (commissaires de l’exposition), Benjamin Revire (SCOP ABITERRE) et Pierre Janin (Fabriques)
Inscription
La table ronde sera suivie du vernissage de l’exposition.
à archipel, 21 place des Terreaux, Lyon 1