Face à l’enthousiasme du public et à la richesse des échanges qu’elle suscite depuis son ouverture,
l’exposition « Contre-projets – Penser le contre, réaliser le pour » est prolongée.
Cette exposition invite à découvrir des alternatives imaginées par des collectifs citoyens engagés dans des luttes territoriales à travers la France.
À archipel, treize contre-projets y sont présentés :
• Mazagran (Lyon) – lutter contre l’in-habitabilité d’un quartier
• La Poterie (Ferney-Voltaire, Ain) – renouer localement un dialogue avec les besoins des habitants
• Le Mirail (Toulouse) – défendre la valeur patrimoniale et sociale d’un quartier
• Technolac (Savoie) – promouvoir un modèle d’activité nourricière
• Terre des Lièvres (Caluire-et-Cuire, Rhône) – défendre le commerce de proximité et un modèle alimentaire en circuit court
• Pôle Sécurité d’Argentat (Corrèze) – questionner les priorités d’aménagement du territoire
• Narse de Nouvialle (Cantal) – valoriser une zone humide plutôt que développer de l’extraction minière
• Grignon Campus (Yvelines) – la transition agroécologique reconnue d’utilité publique
• Triangle de Gonesse (Val-d’Oise) – la transition agroécologique d’un site agricole périurbain
• Green Dock (Gennevilliers) – imaginer une logistique alternative
• Doulon-Gohards (Nantes) – penser un quartier manifeste de la démétropolisation
• Autoroute A69 (Haute-Garonne et Tarn) – « Une autre voie » pour une économie locale
• Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) – faire émerger une autre vision du territoire à partir d’une mobilisation citoyenne
Mobilité, agriculture, habitat, économie circulaire, réemploi ou recyclage urbain : ces expériences montrent qu’il est possible de penser et de fabriquer les territoires autrement, à travers des propositions concrètes nées au cœur même des conflits d’aménagement.
Depuis son ouverture, près de 5 000 visiteurs et visiteuses ont découvert l’exposition, auxquels s’ajoutent les nombreux participants aux projections, rencontres, tables rondes, débats et visites commentées.
Cette programmation a permis de réunir étudiant·es, chercheur·euses, professionnel·les, élu·es, habitant·es et acteur·ices des luttes présentées.
Parmi les temps forts, l’exposition a accueilli Laurence Boffet, Margaux Darrieus, Thomas Digard, Frédérique Delfanne, Clémentine Genet, Florent Sainte Fare Garnot, Léa Hobson, Karim Lahiani, Christophe Laurens, Philippe Ledenvic, Frédérique Mocquet, Soline Nivet, Léa Sébastien et Stéphane Tonnelat. Des projections-débats autour des films de Sandra Ach, Nicolas Burlaud, Thomas Hakenholz, Thomas Lacoste et Frédérique Pressmann ont également enrichi les discussions.
L’exposition est aussi le fruit de collaborations précieuses. Nous remercions tout particulièrement le Mouvement pour une Frugalité Heureuse et Créative, partenaire essentiel de cette aventure ainsi que Sciences Po Lyon et la Public Factory dont les étudiant·es ont contribué à nourrir la réflexion et la programmation. Les travaux du conseil scientifique, réunissant des enseignant·es-chercheur·euses de plusieurs disciplines, ont également joué un rôle déterminant dans la construction du projet.
Pensée comme une exposition vivante et évolutive, Contre-projets poursuit désormais son chemin. Conçue pour l’itinérance, elle rejoindra prochainement de nouveaux lieux partout en France — universités, écoles, collectivités, lieux culturels ou Maisons de l’architecture — afin de prolonger les débats et de faire circuler ces expériences inspirantes auprès de nouveaux publics.
Merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire vivre cette exposition depuis son ouverture. L’aventure continue.
Partenaires
DRAC Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole de Lyon
Ville de Lyon
SPL Lyon Part-Dieu
La Frugalité Heureuse et Créative